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12 avril 2012 4 12 /04 /avril /2012 15:33

L’industrie automobile

Le clan a bien profité de vastes opérations de privatisations et fait fortune dans des secteurs soumis à d’importantes autorisations, où leurs passe-droits écrasaient la concurrence. Les familles se sont alliées à des groupes étrangers. Chaque famille s’était attribué à un concessionnaire étranger. En juillet 2010, celui de Peugeot en Tunisie, la Stafim, est vendu à Mehdi Ben Gaied, 22 ans seulement fiancé de la plus jeune des filles de Ben Ali.

Il s’en est aussi fallu de peu pour qu’Artes, concessionnaire tunisien de Renault, soit intégré dans l’orbite du clan. Sauf que son patron, Moncef Mzabi, avait quelques protections à Carthage : C’est un des plus importantes financeurs des campagnes électorales de Ben Ali. C’est d’ailleurs par cet entregent qu’il avait obtenu la concession en 1997.


Le secteur Bancaire

En 2008, le PDG de la Société Générale, Daniel Bouton, débarque à Tunis, direction le Palais. Il est venu taper du poing sur la Table. « Mr le président, si ça continue, nous allons partir… ». En cause de l’attitude d’Alya Abdallah (L’épouse d’Abdelwahab Abdallah), présidente du Conseil d’administration de l’UIB, la première banque à avoir été privatisée en 2002. Le poste devait être honorifique, mais Alya a vite exigé de prendre les manettes. Bouton demande sa tête et il l’obtient, car il avait quelques moyen de pression : Les comptes de l’UIB avaient été maquillés avant la privatisation pour rendre la mariée présentable.

D’autres groupes bancaires français ont su se pincer le nez pour continuer à faire des affaires, tel est le cas de Natixis, qui a investi au capital de la Biat, la banque des frères Mabrouk. CIC, principal actionnaire, n’a pas eu trop de mal à côtoyer Belhassen Trabelsi, les autres actionnaires sont forcés de vendre et plusieurs administrateurs effarés ont été débarqués.


La grande distribution : racket et passe-droits

Avec le boom de la consommation en Tunisie, la grande distribution était en plein essor. Les grandes enseignes françaises ont évidemment flairé l'aubaine, même s'il fallait, pour en profiter, s'associer avec des proches de Carthage. Carrefour a ainsi fait alliance au début des années 2000 avec Nabil Chaibi, homme d'affaires lié à Slim Chiboub. Le géant français a ainsi pu profiter de nombreuses facilités, à commencer par l'obtention de l'immense terrain sur lequel est implanté l'hypermarché Carrefour dans la banlieue de Tunis. Un terrain obtenu grâce à des passe-droits administratifs.

Le groupe Casino s'est allié avec les Mabrouk, qui ont alors commencé à bâtir un empire de la distribution, Monoprix, filiale de Casino et des Galeries Lafayette. Pour s'offrir la célèbre marque de supermarchés, les Mabrouk ont actionné certains leviers étatiques pour pousser les propriétaires à vendre. « Une extorsion caractérisée ». Après ce coup d'essai réussi, les Mabrouk poursuivent leur association avec Casino. Ils ouvrent, en 2005, le plus gros centre commercial du pays, Tunis City, qui abrite notamment un hypermarché Géant de 12 000 m2. Il sera saccagé le 15 janvier.

L'enseigne de bricolage Bricorama a également pactisé avec le clan. Les pratiques de l'enseigne ont même conduit au dépôt d'une plainte en France par Faouzi Mahbouli, devenu depuis une des figures de l'opposition. Bricorama s'implante en Tunisie en 2006. Évidemment pas seul, mais avec Faouzi Mahbouli et... Imed Trabelsi. Imed à l'époque du partenariat, s'imposait comme un des seuls entrepreneurs crédibles et solides du pays », justifie Jean-Pierre Cornillaud, directeur de la franchise chez Bricorama.

La compromission est pourtant allée bien plus loin. Moins d'un an après la signature du contrat, Imed Trabelsi ordonne à Mahbouli de lui céder ses parts, à un prix dérisoire. En 2010, Mahbouli, réfugié en France, où il affirme avoir fait l'objet d'une tentative d'assassinat, porte plainte contre Imed Trabelsi et Bricorama pour « extorsion avec menaces et violences, et recel d'extorsion ».

Orange

complaisance 2

     4 mai 2010, Tunis. D. Lombard et M. Mabrouk lancent Orange Tunisie.

 

Ce 4 mai 2010,  jour de fête pour Lombard : son entreprise se lance en Tunisie. Évidemment, ce fameux partenaire est encore un gendre de Ben Ali : il s'agit à nouveau de Marouane Mabrouk. L'affaire Orange est un véritable concentré des compromissions françaises avec le régime tunisien. Pour s'implanter, le champion français de la téléphonie a cautionné un montage financier baroque, très avantageux pour le gendre de Ben Ali. Quant à l'appel d'offres, il était largement biaisé.

Retour en 2008. Le gouvernement tunisien lance un appel d'offres pour l'attribution d'une licence fixe, mobile, mais surtout 3G, la toute première du pays. En apparence, le cahier des charges de soixante-dix pages, rédigé par la Banque d'Affaires de Tunisie (BAT), est tout ce qu'il y a de plus régulier. En apparence seulement. Car le deuxième actionnaire de la BAT est la Biat, une banque contrôlée par les frères Mabrouk. Marouane siège même au conseil d'administration.

Mais ce n'est pas tout. L'appel d'offres semble taillé sur mesure pour le consortium formé par Orange et Mabrouk. Des clauses techniques excluent sans le dire les autres opérateurs, Tunisie Télécom et Tunisiana... Résultat ? Plusieurs sociétés, dont un opérateur du Golfe et le leader des télécoms en Afrique, ont bien retiré un dossier, mais seuls deux consortiums ont fait une offre ferme : le tandem Orange-Mabrouk et le Turc Turksell... allié à l'incontournable Sakher El Materi.


La diplomatie des gros contrats

 Avec la visite de Nicolas Sarkozy en 2008, où il est d'abord venu conclure de très gros contrats pour Airbus et Alstom.

Pour Airbus, la commande est d'importance. Ben Ali est prêt à acheter 16 appareils pour la compagnie nationale Tunisair. Le montant, au prix catalogue, avoisine les 2 milliards d'euros. Un joli succès pour Airbus qui, en contrepartie, a annoncé l'implantation d'une usine de pièces détachées en Tunisie. Or, sous Ben Ali, il était impensable qu'un tel contrat puisse être signé sans que la famille du président s'en mêle.

L'avionneur a eu recours à un intermédiaire très proche du Palais, Sakher El Materi. Il a touché environ 70 millions d'euros après l'arrivée de Sarkozy pour le contrat Airbus. Le montant a été payé à la commande, versé à l'une de ses sociétés.

Même l'ancien ambassadeur de France à Tunis, l'amiral Lanxade, confirme que les proches de Ben Ali étaient « dans la boucle » des achats d'avions. Jusque dans les années 2000, dit-il, Airbus avait eu recours aux services de Slim Chiboub. L'amiral ajoute : « Pour Airbus, c'est Slim Chiboub qui était l'intermédiaire».  Il garantissait à Airbus un sérieux avantage sur son principal concurrent, l'Américain Boeing. Avant, la flotte de Tunisair était majoritairement composée de Boeing. Depuis Slim Chiboub, petit à petit, c'est Airbus qui est devenu majoritaire.

En 2004, la Transtu, lance un gros appel d'offres pour le métro de la ville. Coût total : 100 millions d'euros. Alstom remporte la mise et coiffe sur le poteau son principal concurrent, l'Allemand Siemens. Reste l'autre partie du contrat : une dizaine de millions d'euros pour réaliser des travaux d'extension d'une des lignes de métro de Tunis ( La ligne 4). Cette fois, c'est Siemens qui obtient un avis favorable. Avis transmis, conformément à la procédure, aux plus hautes autorités tunisiennes - pour un contrat de cette ampleur, la présidence avait son mot à dire. Alstom et son partenaire local contestent certains points précis et font pression. Y compris au plus haut niveau. Résultat : la Transtu est priée de revoir sa copie. Et c'est finalement... Alstom qui remporte le morceau.

Pour conclure cette enquête, on s’est demandé « Pourquoi les milieux économiques français ont-ils si complaisants ? ».

La version Soft, c’est que ce silence a été monnayé en contrats. La version hard, ce sont des valises. Du financement politique, grâce aux rétro-commissions sur certains gros contrats. Ajoutant à cela l’anesthésie de la presse et des médias, et c’est fini. Ensuite, on découvre ce qui s’est passé, on dit qu’on ne savait pas.

Complaisance active, silence coupable. Un cocktail imparable.

Article basée sur une enquête de MédiaPart

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10 avril 2012 2 10 /04 /avril /2012 22:02

 

« Les sales affaires Franco-Tunisienne »

 

 

Courir après le train manqué et, peut être, le rattraper…C’est l’exemple type d’une France, qui ne cesse de tenter de réparer le fameux crash de M.A.M lors de la révolution tunisienne, et de tenter de faire oublier le soutien constant de Sarkozy, et d’une bonne partie de la classe politique française, surtout celle de droite, à la dictature de Z.A.B.A.


La page est-elle vraiment tournée ? Certainement pas.


La relation actuelle entre les deux pays est caractérisé par de hautes tension : Une méfiance croissante de l’UMP face aux islamistes de « Nahdha », accompagné par une rhétorique de Guéant jetant dans un même sac les islamistes, l’immigration et extrémismes. Dans le camp tunisien, le président Moncef Marzouki, expliquait dans un entretien accordé à Mediapart : « «L'appui qui a été donné à la dictature tunisienne pendant plus de vingt ans par des hommes et des femmes politiques français, et de très haut niveau, était à la fois blessant, contreproductif, et signe d'une certaine myopie politique. J'espère aujourd'hui que les autorités françaises reverront leurs stratégies politiques pour mieux comprendre ce monde».

Fort de ces constats, La France n’est pas en bonne position au moment où d’autres pays tentent de leurs cotés d’accompagner la révolution tunisienne, exprimé par la visite de l’ambassadeur américain à Tunis, celle des ministres des affaires étrangères de l’Allemagne, de l’Italie, et de la Turquie.


L’enjeu central actuel et le défi de ce nouveau gouvernement est la relance économique qui est à l’arrêt aujourd’hui pour plusieurs raisons que nous connaissons tous. De son coté, la France souhaite être l’acteur principal de ce processus et le sera également, pour avoir été tout au long de l’ère de Z.A.B.A comme le premier partenaire commercial et premier investisseur en Tunisie.


Les visites d’Alain Juppé ont évoqué plusieurs affaires en souffrance. Des affaires caractérisées par des compromissions et affaires de corruption avec les différents « héros » du Clan Trabelsi-Ben Ali.

Nous analyserons ci-dessous le passé du business corrompu Franco-Tunisien.

 

L’ouverture de l’Hypermarché Géant de Tunis en 2005 a fait la une de la presse. Le 15 janvier 2011, ce même hypermarché est incendié. D’autres enseignes sont saccagées, leur point commun, Toutes sont françaises. Autres modes de post-révolution, la Dégage attitude, où le premier touché est le patron de l’assureur Star filiale du Groupama. La liste est longue des entreprises françaises qui ont frayé avec le clan est longue, Orange, Renault, Peugeot, Bricorama, Monoprix, Suez, Société Générale, Sodexo, Havas…

complaisance

La Tunisie : Un paradis fiscal et social

La France a bien profité de la politique économique de Ben Ali, Peu d’impôts, une grande vague de privatisation d’entreprises publiques, encouragées par le FMI, pimentée par une main d’œuvre bon marché.

Conservant son statut de premier partenaire économique de la Tunisie, les 1200 entreprises françaises emploient 100 000 salariés, souvent des PME ou ETI qui ont délocalisé leur activité dans les zones Offshore. Ces derniers réexportent leur production libre de taxes, transfèrent les bénéfices sans problème, ne paient pas d’impôt sur les sociétés – principe facile de le contourner en créant une nouvelle société quand le délai expire. C'est le paradis fiscal pour les investisseurs.

Le cas de la Téléperformance : Le leader français des centres d'appel a bien prospéré grâce à l'OffShore, emploie 4700 Tunisiens. Les agents qui répondent au téléphone pour Orange, SFR, Free, La Redoute... sont surdiplômés, des professeurs, des médecins, des ingénierus. Une main d'oeuvre qualifiée, francophone, payée 1.50€ de l'heure alors que le Smig en France est à la hauteur de 9.2€. Sacrée Paradis pour les entreprises.

L'organisation patronale Française "MEDEF" entretenait d'ailleurs de bonne relation avec son homologue l'UTICA, dont le président de l'époque, Hédi Jilani, qui a marié deux de ses filles avec un Ben Ali et un Trabelsi. Jilani srevait même d'intermédiaire pour des entreprises françaises désireuses de délocaliser. Pour faciliter leur implantation, certaines PME se sont même associées avec un membre de la Cosa Nostra :

Plastivaloire, spévialiste de l'injection plastique, s'est acoquiné avec Selim Zarrouk & Newrest, a profité de la privatisation de la filiale restauration de la compagnie aérienne Tunisair et investi aux cotés de Belhassen Trabelsi.

Entre les membres du Clan, la guerre faisait rage. Les Mabrouk et Les Trabelsi se livraient à une bataille terrible pour les alliances internationales. C'était l'assurance de leur survie politique. Plus ils étaient alliés avec des grands groupes, plus ils étaient protégés. Si certaines sociétés étrangères comme McDonalds ont refusé de s'associer avec le plan et ont renoncé à s'implanter en Tunisie, bien des groupes français n'ont pas eu ces pudeurs, Avec l'assentiment des autorités françaises.

Les milieux d’affaires en Tunisie étaient bien mouillé par la corruption, les groupes étrangers qui avaient souvent recours à des intermédiaires payés à la commission (Procédure légale). Mais, dans les gros contrats, il n’est pas rare qu’une partie de la commission soit reversée à un tiers. Et dans notre pays, ce tiers appartenait bien évidemment au clan.

 

La corruption, c’était les commissions que les pays occidentaux versaient sur des comptes dont on connaissait le destinataire, L’occident avait les moyens de l’arrêter. Au lieu de cela, il a participé totalement et même encouragé le système.


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23 mars 2012 5 23 /03 /mars /2012 23:30

Suite à la pauvreté de nos émissions TV partagées entre Politique et Football, j’ai été obligé de regardé hier la nouvelle émission de Moez Ben Gharbia sur Ettounsia Tv.


A vrai dire, la direction de cette chaîne fait un effort considérable pour se différencier des autres chaînes ennuyantes. L’émission était plutôt riche, mais juste un point très important qui m’a marqué et qui a marqué une bonne partie des Tunisiens, c’est la fameuse intervention de Sana Hamad, représentante de Mouvement Ennahdha à l’assemblé constituante.  


Pour simplifier la ridiculité de cette dame politicienne, L’animateur lui pose une question très simple : « Qu’elles sont les facteurs qui ont poussé Ennahdha de Changer son programme après sa prise de pouvoir à la tête du gouvernement ? ».


Une réponse simple a pu être donnée, mais pour pimenter l’émission avec un peu de suspens ridicule, elle exprime clairement que son intervention sera purement juridique.


D’accord, jusque-là, tout est normal, mais malheureusement, la réponse était tout à fait loin du domaine juridique. Pire, elle a abordée un sujet qui a choqué toute l’équipe présente ainsi que les téléspectateurs. L’homosexualité et le mariage homosexuel.

 

Sans-titre-copie-1.jpg


Plusieurs interrogations m’ont passé à l’esprit :


Comment Peut-on prétendre d’être un spécialiste sur les questions juridiques alors qu’on aborde un sujet pareil ?


Autre interrogation, Comment peut-on être assez con, pour ne pas comprendre la question de l’animateur ?


Ou peut être, on est le genre qui prépare l’entretien ou l’émission chez soi, et on tient à coller  l’homosexualité à l’opposition, et pour nous faciliter la tâche, on la colle à la première intervention ?


Ou peut être leurs seul soucis actuels, est leurs frustrations sexuelles ?


Et si on commence à regarder autour de nous, plutôt que de regarder loin, surtout que « Lâarayedh » et un compatriote ?


Cette intervention de l’honorable chère membre de l’assemblé qui rédigera notre constituante, explique d’une part, la pauvreté intellectuelle et le manque d’écoute et de savoir dialoguer chez une bonne majorité de nos politiciens. Et d’autre part, l’importance du choix des personnages publics qui interviennent dans les médias.


Et pour fermer cette parenthèse, je souhaite dédier un message spécial à Mme Hamad :


« قبلنا من الذين على أعليت كما حمقى علينا تعلي لاو …منا الأغبياء قاله بما تؤاخذنا لا اللهم ».


: أخرى رواية في  قيل و


« On répond aux cons par le silence ».

 

Voici le lien vers la vidéo : https://www.facebook.com/photo.php?v=10150623987091121


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11 mars 2012 7 11 /03 /mars /2012 00:21

Chaque jour je me blottis derrière l’ordi tant bien que mal sagement campé dans un fauteuil d’aussi mal conçus que le dos d’une tortue, mais pour faire quoi ? Exactement et si je m’étais trompé de place, ou  de vie, ces interrogations qui m’assaillent à certaines périodes importantes de ma vie et de l’histoire de la révolution Tunisienne sont elle judicieuses ? Comment distinguer une véritable envie de changement d’un coup de blues momentané ?


Les crises liées aux évènements socio-économiques de la Tunisie me bouleversent ; Salafistes, Moderniste, violence, Sit-in… Bref c’est l’ignorance pure et parfaite. Est celle qui me remet en cause profondément ? Parfois je m’enferme dans le doute perpétuel dont je ne sais si ce doute est pour moi un obstacle.


Ces derniers jours, on a tous vécu la fameuse histoire de la révolution tunisienne, une contradiction qui marque un tournant majeur depuis le 14 Janvier, Là on est plus ce que sûre que la révolution a réussi ses objectifs : Une partie soutient l’idée de descendre le sacré drapeau au nom de la religion, et une autre insulte le Coran et l’Islam au nom de la Patrie,  et les deux ne sont que les deux faces d’une même pièce.

 

jihad-drapeau-copie-1

tunisie

Aucun respect pout tout ce qui est sacré pour le tunisien et pour ce qui est plus cher à son âme.


Magnifique la révolution, Bravo les héros de cette contradiction, continuez, continuez… Et restez intacte devant toute autre conviction logique, résistez contre la sagesse, manifestez vous et battez vous contre la patrie et la religion du citoyen tunisien.


J’ai toujours dit, « Là où il y a la révolution, il y a la confusion...Et dans la confusion, les esprits s'embrouillent !!! »


Et c’est le cas maintenant.


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13 février 2012 1 13 /02 /février /2012 23:11

 

La plupart des gens suivent un chemin qu'on leur a tracé


Ils ont peur d'en explorer d'autres


Mais de temps à autre, des gens comme nous se présentent


Et abattent tous les obstacles misent sur la route


On voit que le libre arbitre


Est un cadeau dont on ne sait se servir


Jusqu'à ce qu'on doit se battre pour lui


Je pense que c'est le vrai plan du Grand Patron


Peut être un jour, il n’écrira plus le plan


 

C'est nous qui le ferons

 


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24 décembre 2011 6 24 /12 /décembre /2011 00:26

 

 

Concluons cette trilogie de nouvelles révélations sur la nuit du 14 janvier et la matinée du 15 janvier par le compte rendu de l’audition  du chef d’Etat major de l’Armée de terre, le général Rachid Ammar :

 

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Nous espérons qu’à travers ces documents secrets publiés sur le site premium de « Mediapart », nous avons réussi à reconstruire le scénario des événements des derniers jours de la révolution, ainsi que la fuite de ZABA et sa bande de voleurs à l’étranger.

 

 


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23 décembre 2011 5 23 /12 /décembre /2011 23:49

 

Nous continuons notre fouille sur les fameux détails et événements qu’a connus le palais présidentiel de Carthage ainsi que le cercle fermé des personnes qui avaient une influence sur le règne du pays. Voici  la suite des nouvelles révélations sur la fuite de ZABA, d’après les informations communiquées par Ridha Grira, Le général Taieb Laadjimi et le général Rachid Ammar.

 

Voici, le compte rendu de l’audition de l’ancien ministre de la défense Ridha Grira (Soulignant que Grira fait l’objet depuis le 20 septembre dernier d’un mandat de dépôt et qui est actuellement en détention) :

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Ci-dessous, le compte rendu de l’audition du chef d’Etat major de l’Armée de l’air, le général Taieb Laadjimi : 

 

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Bonne lecture.

 


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16 décembre 2011 5 16 /12 /décembre /2011 01:56


Un nouvel épisode de l’affaire de l’aéroport du 14 janvier surgit à la surface, reporté par Mediapart. De nouvelles révélations sur la fuite de ZABA, basées sur des copies des auditions des figures qui ont marqué l’affaire de l’aéroport.


Nous vous présenterons ce résumé des événements les plus marquants de cette fameuse affaire.


Le 14 janvier, vers 19h, Après la diffusion à TV7 la vacance du pouvoir par Mohamed Ghanouchi, ZABA annonce à ce dernier par l’intermédiaire de son secrétaire « Hsen Ul Ouertani » son retour pour le lendemain matin, et démentir son communiqué tout en annonçant dans la soirée sur TV7 son retour pour le lendemain.


Ghanouchi transmet l’appareil à Fouad Mebazaa, qui à son tour, le transmet à Abdallah Kallel, qui répond au président que les trois hommes l’attendront à l’aéroport le lendemain.

A ce moment là, le colonel Sik Salem, chargé de la sécurité du palais présidentiel, ordonne au secrétaire « ماعادش تعديو حتى ربّ تاليفون   ».



Vers 20h, le ministre de la défense Ridha Grira ordonne, selon le général Laajimi, la mise à disposition d’un appareil C130 pour faire fuir les Trabelsi à Djerba, qui a été conduite par le colonel Lyes Lemnekbi à la base de l’armée de l’air de l’Aouina.


Le général Laajimi répond : « «Je ne peux pas, M. le ministre, les civils ne sont pas habilités à monter à bord d'appareils militaires. D'autant plus que je ne peux pas prendre la responsabilité de faire fuir ces individus, dans un de mes appareils, nous avons été filmés en train de les prendre sous notre responsabilité (par les hommes de Samir Tarhouni et la TV Nationale) ».


Grira : « Appliquez mes ordres, et trouvez un moyen de les faire fuir ».


Le général Laajimi sollicite directement l’avis du général Ahmed Chabir, chef des renseignements militaires, qui lui exprime son avis défavorable.


            Vers 22h, ZABA arrive à Djeddah, quelques minutes après l’atterrissage, le pilote Mahmoud Cheikhrouhou appelle sa famille pour les rassurer. Ces proches lui annoncent que ZABA n’est plus le président, il contacte aussitôt Nabil Chattaoui, PDG de Tunisiair, lequel appelle à son tour Ghanouchi pour obtenir des instructions, celui-ci lui répond : « Fais ton travail ». Le PDG ordonne au pilote de rentrer immédiatement en Tunisie.


Le lendemain, vers 7h30, une réunion de crise est organisée au siège de ministère de l’intérieur où Ghanouchi, Grira, Ahmed Friaa, se sont réunis, et Ghanouchi est décidé à inculper et faire condamner l’ancien chef de la garde présidentielle Ali Seriati pour crime contre l’état.

A l’issu de cette réunion, les participants à  la réunion décide de ne plus permettre au président à ZABA de revenir en Tunisie occuper ses fonctions.


Ghanouchi contacte Hamed El karoui pour convaincre Fouad Mebazaa afin d'accepter de prendre le relève, étant donné qu’il a refusé la veille. C’est cette passation de pouvoir que ZABA, dans la lettre écrite et transmise à Mediapart « La source de cet article », qualifiera plus tard de « coup d’état ».


Selon Ghanouchi, plus personne n’osait prendre ZABA au téléphone, qui doit se faire passer pour un émir saoudien du nom d’Ahmed, afin que le standardiste du premier ministre le mettre en contact avec Ghanouchi. ZABA  lui demande de lui faire parvenir des effets personnels. Par la suite, Ghanouchi ordonne à con ministère de ne plus lui transmettre aucun appel provenant d’Arabie Saoudite.


Le compte rendu de l’audition du Colonel Samir Tarhouni, de la brigade anti terrorisme de la police : 



T2

T 1


 

Le compte rendu de l’audition de Mohamed Ghanouchi, ancien premier ministre :

 G1G 2G 3
G 4



G 5G 6

 

Vous trouverez dans la prochaine partie de cet article, plus de révélations et des comptes rendus des auditions du Général Rachid Ammar, et de Ridha Grira.

Soyez au RDV....


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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 23:40

Après les incidents du film PERSEPOLIS, on a essayé de déterminer les 10 réactions courantes des tunisiens et tunisiennes sur le FaceBook, c'est une sorte de test de ta personnalité sur FB :


 

Tu souffres d'une crise d'adolescence retardée, tu es influencé encore par Cha9iff <---" الله أكبر، حلل الجهاد في قناة نسمة و موظفيها " ( I )

 

Tu es un évadé de RAZI <---" هيا نكسروا كوارت تونيزيانا خاطرها مقاطعتش نسمة و ماعادش ناكلوا ياغورت " ( II )

 

Tu es une personne qui réfléchie avec la tête sur les épaules, Bref Guedachek Logik <---"Manifestation pacifique  ماعادش  نتفرجوا في نسمة و لازمنا نعملوا " ( III )

 

Tu es une personne sage et ouverte d'esprit <---" حسبي الله و نعم الوكيل، ربي يهدي" ( IV )

 

Tu es con et mssatek barcha <--- " شماتة في نسمة، نصوتوا اللنهضة" ( V )

 

Tu es une personne qui se la joue Inn, ri9 et Monsieur le "FEHEM", mais tu ignores que tu es hypocrite. T'inquiète tu le sauras un jour <--- " ملا جهل و ملا حالة فيكم يا توانسة، كان مش عاجبكم بدلوا الشان" ( VI )

 

Tu es une personne libérale, mais tu ne regardes pas assez loin et tu verras les ennuis de près <--- " هذه هيا حرية التعبير" ( VII )

 

Tu ne comprends plus rien de ce qui se passe, et tu ne comprendras jamais, car tu es une autruche et demain tu seras une marionnette <--- " وووه فددتوني، يزينا بربي من حكاية نسمة، آش حرقك شعيركم على الإسلام،  ماكم تسكروا و تعملوا في الحرام وماتصاليوش، توا ظهرلكم تتكلموا " ( VIII )

 

Tu vivras longtemps <--- " Je m'en fous " ( IX )

 

  Tu es une expéce envoi de disparition <--- زعما علاش نسمة عدات الفيلم توا ؟... زعما فما شكون ورا الحكاية ؟...  قبل مناخوا أي قرار؟... لازم نخمم  " مليح و نفهم الحكا ية "

 

Bref ! Que Dieu protége la Tunisie :)

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2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 22:23

La classification des différentes partis politiques en Tunisie est une question compliquée, vu leurs nombres (111 partis politiques), et vu la difficulté de déterminer leurs véritables orientations politiques et idéologiques.


A vrai dire, on manque énormément de la culture des partis politiques. Et en parlant des « A7zeb », on se pose souvent la question : Qui est de la droite ? Et qui est la gauche ?

 

Les notions de droite et de gauche renvoient à une opposition en politique qui, depuis la France de 1789 s'est étendue dans une grande partie des systèmes politiques d'assemblée. L'évolution et les nuances de cette bipolarisation opposent globalement :

 

* La défense d'un ordre efficace respectant l'autorité et la propriété (Droite);

* la revendication d'un progrès égalitaire organisé par l'état (Gauche).


 

La classification des partis politiques droite-gauche est quasiment impossible dans le paysage politique actuel. En se basant sur quelques travaux, on a décidé de classer nos chers « A7zeb » dans six principales branches :


1 – Les partis nationalistes « 8 partis » ;

2 – Les partis socialistes « 10 partis » ;

ð  On peut imaginer une possible alliance entre ces deux branches, déjà il existe deux partis politiques socialistes nationalistes (Panarabistes).


1..

2..


3 – Les partis communistes « 11 partis » ;

3-jpg

 

4 – Les partis centristes : Centre gauche « 10 partis » ;

                                        Centre « 24 partis » ;

                                        Centre droit « 18 partis » ;

4.jpg

56..

 

5 – Les partis Libéraux « 4 partis » ;

 

6 – Les partis islamistes « 5 partis ».

7.jpg


Certes, cette classification est loin d’être parfaite, mais avant trois semaines des élections, elle est très facile à assimiler par les tunisiens.  

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